Construisons une lutte internationaliste

Partout dans le monde, l’austérité se traduit concrètement par des reculs sociaux. Stopper les dégâts terribles que le mode de production capitaliste cause aux salarié-e-s et à l’environnement, en période d’austérité ou non, est une priorité. Dans l’immédiat, Il faut bien sûr bloquer ces attaques : pour le retrait des mesures gouvernementales les « journées d’action » ne suffiront pas, l’auto-organisation des luttes à la base dans des Assemblées Générales souveraines s’impose… mais nous devons aussi affirmer nettement la perspective du progrès social par l’internationalisme.

Il est évident que les problèmes sont mondiaux ; les solutions doivent donc être mondiales. Il est indispensable de combattre toutes les tendances au repli, vers telle ou telle frontière artificielle ou imaginaire, vers tel ou tel passé mythifié. C’est l’unité des travailleurs du monde en tant que classe sociale, pour dépasser cette organisation sociale et la division en classes elle-même, qui pourra apporter une solution aux crises sociales et écologiques actuelles. Les mobilisations restent pour le moment dispersées, alors que nous serions bien plus efficaces en construisant nos luttes au niveau au moins européen, dans une perspective mondiale.

Notre adversaire fondamental n’est pas seulement un gouvernement, ni telle ou telle forme de capitalisme, ni la façon dont est géré un Etat ou un autre : c’est le mode de production capitaliste lui-même, ce sont l’exploitation et l’aliénation qui sont constitutifs du système du salariat et de l’Etat.

Face à l’ampleur des enjeux, l’alternative est simple : la lutte internationaliste ou l’échec. Toutes les prétendues « solutions » qui tournent le dos à l’internationalisme ne seraient au mieux que des impasses (comme par exemple le soi-disant « souverainisme de gauche »). Ce ne sont pas des « nations » qui font face à cette crise, ce sont des classes sociales. Pour sortir de l’austérité, travaillons à construire une lutte sociale internationaliste, capable de remettre en cause le cadre capitaliste. Un point de départ que nous proposons serait la formation de comités anticapitalistes locaux, pleinement démocratiques, qui se fédèreraient ensuite par-delà les frontières.