L’urgence est à la lutte sociale

Les problèmes essentiels aujourd’hui dans le monde, ce sont les inégalités économiques qui s’aggravent, le chômage de masse, le manque de logements : les questions sociales en général. Le problème environnemental, qui d’ailleurs se recoupe avec les sujets sociaux, ne peut pas être résolu par une succession de résistances face à tel ou tel projet. S’attaquer réellement au problème implique de dénoncer clairement le système responsable, c’est-à-dire le mode de production capitaliste – qui exploite les travailleurs et la nature. Ne nous trompons donc pas sur les véritables priorités.

On voit là le rôle nuisible des courants politiques qui ne parlent pas des problèmes sociaux et écologiques, et qui à la place veulent créer la haine, la division entre ceux qui devraient s’unir pour changer les choses. L’extrême droite, surtout représentée en France actuellement par le FN, est un courant politique nuisible, violent et anti-démocratique. Le mensonge et le préjugé nationaliste sont ses principales bases. Or, au-delà du seul FN, tout repli se disant « protectionniste » n’aboutirait en réalité qu’à des reculs sociaux, qu’à une tension dans le domaine du travail qui entraînerait un recul des libertés. Et cela alors que la situation des salariés est déjà difficile : stress, bas salaires, etc., sont des résultats de la crise capitaliste qui dure depuis 2008, et de la politique néfaste des gouvernements successifs, en particulier par les différentes mesures d’austérité.

Une classe sociale n’agit pas toujours en fonction de ses intérêts réels, mais en fonction de la façon dont elle les perçoit. Afin de construire une mobilisation collective de masse, nous devons partir tout simplement des intérêts réels de la majorité de la population : salariés, chômeurs, etc. C’est unis sur ce qui nous rassemble que nous pouvons combattre efficacement la peur, la division, le rejet : avançons tous ensemble, prenons les choses en main, en nous organisant localement et sur les lieux de travail. C’est de mobilisations collectivement décidées et organisées dont nous avons besoin, et surtout pas de politiciens ennemis de l’auto-organisation. L’urgence est à la lutte sociale organisée par la démocratie directe à la base.