Et si on essayait plutôt la démocratie ?

 

La société actuelle souffre d’un immense défi­cit de démo­cra­tie. Les ins­ti­tu­tions ne sont pas véri­tablement démo­cra­tiques, et les déci­sions sont prises par des « repré­sen­tants » pro­fes­sion­nels qui sont cou­pés des classes populaires.

L’existence même du poste de « pré­sident » est un non-sens démo­cra­tique, qui crée qua­si­ment une monar­chie consti­tu­tion­nelle à durée déterminée.

Nous ne devons pas perdre de vue les véri­tables enjeux poli­tiques. Les hausses de salaire et les amé­lio­ra­tions des condi­tions de tra­vail et de vie ne s’obtiennent que quand les tra­vailleurs sont forts, parce qu’unis. Les enne­mis des tra­vailleurs sont donc tous ceux qui veulent nous divi­ser et nous affai­blir : en pre­mier lieu le patro­nat, la droite et l’extrême-droite.

L’élection de Hollande ne serait pas une vic­toire pour les tra­vailleurs, mais une réélec­tion de Sar­kozy serait une vraie défaite : ce serait le feu vert à de nou­velles régres­sions pour les sala­riés, les chô­meurs et les pré­caires, et à de nou­veaux cadeaux pour la classe pri­vi­lé­giée. Le pré­sident sor­tant, qui avait pro­mis d’être le « pré­sident de la hausse du pou­voir d’achat », a en fait été depuis 5 ans le pré­sident de la hausse du chô­mage et des inéga­li­tés. Finissons-en avec cet ennemi des tra­vailleurs, et met­tons fin à cette étouf­fante atmo­sphère de xéno­pho­bie. Il faut mettre un coup d’arrêt à cette poli­tique qui nie les prin­cipes d’égalité et de soli­da­rité, et qui divise les tra­vailleurs de façon artificielle.

Mais plus lar­ge­ment, avant comme après l’élection pré­si­den­tielle, et quel que soit l’élu, le plus impor­tant reste l’exercice de notre esprit cri­tique, et la lutte pour des avan­cées sociales – et contre les reculs que l’on tente de nous imposer.

Pour en finir avec la société inéga­li­taire et alié­nante dans laquelle nous vivons, nous pou­vons inven­ter un monde soli­daire et débar­rassé de l’exploitation capi­ta­liste. Cela sera pos­sible en pre­nant en main nos propres affaires, en agis­sant par une véri­table démo­cra­tie créée par tous à la base, dans nos quar­tiers, sur nos lieux de tra­vail, hors des par­tis et des ins­ti­tu­tions qui nous gou­vernent et nous dominent.

Débat­tons, unis­sons–nous, mobilisons-nous : c’est le seul moyen d’éviter des len­de­mains qui déchantent.

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