Contre l’austérité, pour une riposte internationaliste !

Conséquence de la crise du capitalisme, l’austérité est actuellement appliquée un peu partout dans le monde – les plus touchés étant les salariés, les chômeurs, les jeunes, et plus généralement les classes populaires. A cela s’ajoute le projet de traité ou de pacte budgétaire européen, qui est en cours d’adoption. Ce serait une nouvelle aggravation de l’austérité généralisée : il est donc important de le combattre. Mais il faut noter que l’austérité est imposée avec ou sans ce traité, puisque même les Etats non-signataires, comme la Grande-Bretagne, appliquent l’austérité. Les véritables carcans sont le mode de production capitaliste, l’aliénation et l’exploitation par le travail contraint, et l’organisation hiérarchique de la société.

De notre point de vue internationaliste, l’Union Européenne n’est pas « trop » supranationale : ce sont les chefs d’Etat qui impulsent les politiques communes européennes, qui sont aussi néfastes aux travailleurs que ce qu’ils appliquent chacun dans leur pays. Contre la violence sociale qui se développe, il faut en finir avec le principe de compétition et privilégier partout la coopération. L’intérêt des travailleurs est commun quel que soit le pays où l’on se trouve.
Il existe actuellement des tentations de repli, en particulier nationaliste. Ces dérives ne peuvent qu’être nuisibles aux travailleurs : c’est unis en tant que classe sociale, par-delà les frontières, que nous pourrons être forts. Bien avant que les premières bases de l’UE ne soient créées, les courants révolutionnaires internationalistes militaient déjà pour les « Etats-Unis socialistes d’Europe » – comme premier pas vers un monde sans frontière ni Etat, libéré du capitalisme. Aujourd’hui plus que jamais, les mouvements sociaux ont tout intérêt à lutter ensemble, au niveau européen et mondial.

L’urgence est d’organiser la lutte sociale à la base pour lutter contre le chômage et la précarité, pour une autre société. Dans l’immédiat, il faut imposer la hausse des salaires partout en Europe et ailleurs. Une étape en ce sens pourrait être la création de comités de lutte unitaires, organisés par zone géographique, fonctionnant sur le principe de la démocratie directe – car un mouvement est d’autant plus fort qu’il vient de la base, et qu’il est effectivement dirigé par la base. Des échanges réguliers d’informations avec les comités des autres villes et des autres pays devraient alors être mis en place.
Plus largement, les solutions à la crise économique comme à la crise écologique ne pourront être ni capitalistes, ni nationales. L’issue réelle ne peut advenir que par un mouvement mondial contre ce système d’exploitation des êtres humains et de la nature, contre l’aliénation du travail contraint, contre l’organisation hiérarchique : contre le mode de production capitaliste, pour la démocratie sociale.