Une nouvelle biographie de Rosa Luxemburg

- Tri­bune -

Les éditions Spar­ta­cus viennent de publier une nou­velle bio­gra­phie de Rosa Luxem­burg1 – nou­velle, bien qu’écrite il y a plus de qua­rante ans. Il s’agit en effet de la pre­mière ver­sion fran­çaise de la bio­gra­phie abré­gée que John Peter Nettl tira en 1968 de sa bio­gra­phie pion­nière en deux volumes : parue en 1969 en anglais et en alle­mand, elle ne fut jamais tra­duite en fran­çais. Rap­pe­lons que la ver­sion com­plète en fran­çais ne fut publiée par Fran­çois Mas­pero qu’en 1972. La publi­ca­tion de cette ver­sion abré­gée, qui com­prend tout de même plus de cinq cents pages, néces­site cer­tai­ne­ment quelques explications.

Ceux qui ont accès à une bonne, ou peut-être une très bonne, biblio­thèque ne sont nul­le­ment dépour­vus en ouvrages sur Rosa Luxem­burg ni en éditions de ses œuvres et de ses lettres, même si la tra­duc­tion de celles-ci en fran­çais reste par­cel­laire. Rap­pe­lons à ce sujet que le col­lec­tif Smolny et Agone ont entre­pris de com­bler cette lacune en se lan­çant dans l’édition des œuvres com­plètes de Rosa Luxem­burg : le deuxième volume (le pre­mier ayant été son Intro­duc­tion à l’économie poli­tique), inti­tulé À l’école du socia­lisme, vient d’ailleurs de paraître2.

Mais il en va un peu dif­fé­rem­ment pour ceux qui ne béné­fi­cient pas d’un tel accès ou qui sou­haitent pos­sé­der une bio­gra­phie de Rosa Luxem­burg. Jusqu’à main­te­nant, ils devaient en pre­mier lieu se repor­ter à celle de Paul Frö­lich, dont la pre­mière édition fran­çaise, chez Fran­çois Mas­pero, date de 1965, et qui est actuel­le­ment dis­po­nible chez l’Harmattan3. Même si Frö­lich affirme que Clara Zet­kin aurait été plus qua­li­fiée que lui pour écrire une telle bio­gra­phie, il est cer­tai­ne­ment celui de sa géné­ra­tion qui connais­sait le mieux les écrits – au moins les écrits alle­mands – de Rosa Luxem­burg, ayant tra­vaillé plu­sieurs années à l’édition de ses œuvres. Sa bio­gra­phie est vivante et riche ; elle a indé­nia­ble­ment servi de fil conduc­teur à John Peter Nettl. Mais Frö­lich avait pour objec­tif de com­battre la pro­pa­gande sta­li­nienne, qui, tout en tenant à conser­ver à la cause Rosa la mar­tyre, dénon­çait toutes ses concep­tions comme autant d’erreurs. Sta­line avait écrit en 1931 que « Par­vus et Rosa Luxem­burg avaient inventé un schéma uto­pique et semi-menchevik de révo­lu­tion per­ma­nente » (« semi-menchevik » vou­lant pro­ba­ble­ment dire « à mi-chemin entre le gou­lag et l’exécution ») ; en 1932, la ligne offi­cielle du parti com­mu­niste alle­mand était deve­nue celle-ci : « Sur tous les points où Rosa Luxem­burg diver­geait de Lénine, elle avait tort. » Par choix ou par néces­sité, Frö­lich dit peu de choses du rôle et des acti­vi­tés de Rosa Luxem­burg dans le parti polo­nais qu’elle avait contri­bué à fon­der et dont elle conti­nua à s’occuper jusqu’en 1914. Il est vrai que cette double vie de Rosa – alle­mande et polo­naise – ne rend pas la vie facile au bio­graphe, ni d’ailleurs au lec­teur. Mais c’est une com­po­sante essen­tielle de son exis­tence. C’est pro­ba­ble­ment aussi la rai­son pour laquelle Frö­lich n’accorde pas de place à la concep­tion de la « ques­tion natio­nale » de Rosa Luxem­burg, une concep­tion qui, si elle se char­penta, ne varia pas d’un pouce pen­dant toute son exis­tence poli­tique et qui consti­tue encore aujourd’hui un sujet de réflexion – voire de polé­mique – consi­dé­rable. On peut d’ailleurs en juger chez Alain Guillerm. Dans son Luxem­bour­gisme aujourd’hui4,il donna les rai­sons de s’opposer, « dans une cer­taine période de l’impérialisme », au « prin­cipe du “droit des peuples” ». Plus récem­ment, dans Rosa Luxem­burg, la rose rouge5, il repro­cha à celle-ci de « res­ter dans l’abstrait » quand, dans La révo­lu­tion russe, elle dénonce l’affirmation par les bol­che­viks du droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes. Mais dans ce texte, qu’elle a écrit à l’intention de Paul Levi en rem­pla­ce­ment d’un article que les ani­ma­teurs du groupe Spar­ta­cus avaient refusé de publier, elle dépasse les cas par­ti­cu­liers de la révo­lu­tion russe et du traité de Brest-Litovsk, sur les­quels elle s’est déjà expri­mée, pour don­ner sa vision de la révo­lu­tion socia­liste ; il va donc de soi qu’en dehors de toutes consi­dé­ra­tions tac­tiques elle y réaf­firme ses convic­tions les plus pro­fondes. Le livre d’Alain Guillerm est riche d’intéressantes nota­tions, mais on gagne cer­tai­ne­ment à le lire à la suite – plu­tôt qu’à la place – d’une bio­gra­phie moins per­son­na­li­sée de Rosa Luxemburg.

Mais pas n’importe quelle bio­gra­phie : pro­ba­ble­ment la plus acces­sible, celle de Max Gallo6, n’apporte que peu de lumière sur le sujet. « On sait com­bien Rosa était fer­mée à l’idée de “nation” », nous dit-il. Cette même Rosa qui fut incul­pée pour sédi­tion à la suite de la paru­tion en 1900 de sa bro­chure Pour la défense de la natio­na­lité (en polo­nais) dans laquelle elle s’élevait contre les oppres­sions dont était vic­time la popu­la­tion polo­naise de l’empire alle­mand. La dis­tinc­tion entre droits des natio­na­li­tés et reven­di­ca­tion d’un État natio­nal, essen­tielle dans la pen­sée de Rosa Luxem­burg, n’intéresse pas Max Gallo. Sans souci exa­géré de l’exactitude, pui­sant lar­ge­ment chez Nettl mais le com­plé­tant à par­tir de 1914 par des sources auquel celui-ci n’avait pas eu accès, il tient sur­tout à don­ner à res­sen­tir la psy­cho­lo­gie, les res­sorts et dif­fi­cul­tés émotion­nels de Rosa Luxem­burg7. Le lec­teur qu’intéresserait la pen­sée poli­tique de Rosa Luxem­burg devra cher­cher ailleurs, mais là encore avec pru­dence, car un exposé de celle-ci coupé de la bio­gra­phie, c’est-à-dire des condi­tions dans les­quelles elle a été for­mu­lée, com­porte aussi des dan­gers : c’est le cas du Récon­ci­lier mar­xisme et démo­cra­tie8 de David Muhl­mann. Celui-ci annonce la cou­leur : il consi­dère que « Rosa Luxem­burg peut ser­vir à la gauche aujourd’hui pour des­si­ner les contours d’un nou­veau “réfor­misme radi­cal” », une notion qui aurait pro­ba­ble­ment paru bien étrange à celle-ci. S’il consacre la moi­tié du livre à l’exposé des concep­tions poli­tiques de Rosa Luxem­burg à peu près dans l’ordre où elle les a for­mu­lées, le résumé qu’il est obligé d’en faire sans les rat­ta­cher les unes aux autres peut en don­ner une vision défor­mée. Quant aux entre­tiens qui forment la deuxième par­tie du livre, ils en disent plus sur le self-service qu’offrent une exis­tence et une œuvre aussi riches que celles de Rosa Luxem­burg que sur la per­ti­nence qu’aurait sa pen­sée dans le monde d’aujourd’hui.

Néces­sité, donc, d’une bio­gra­phie sys­té­ma­tique et struc­tu­rée. Mais pour­quoi aller la cher­cher il y a presque 45 ans ? Depuis cette époque, l’accès aux sources s’est encore amé­lioré, et les contraintes qui pesaient sur les his­to­riens de l’ex-république démo­cra­tique alle­mande (une très grande par­tie de ces sources était déte­nue par les ins­ti­tuts d’histoire rat­ta­chés aux par­tis com­mu­nistes d’Allemagne de l’Est, de Pologne et d’Union sovié­tique) ont dis­paru. Qui lit l’allemand et veut tout savoir – ou presque – de l’existence de Rosa Luxem­burg ne trou­vera pas mieux que la der­nière ver­sion de sa bio­gra­phie par Anne­lies Laschitza, le résul­tat de 30 ans de recherches et d’une connais­sance intime de ses textes9. Là, pas d’approximations, pas d’erreurs fac­tuelles gros­sières, un recours très sys­té­ma­tique aux cita­tions et une foule de détails. Mais pas d’exposé struc­turé et cri­tique des concep­tions de Rosa Luxem­burg, qui n’intéresse peut-être pas le lec­teur seule­ment sou­cieux de repla­cer Rosa Luxem­burg dans son époque. En dehors du pur aspect d’opportunité – les éditions La Décou­verte ayant très géné­reu­se­ment auto­risé Spar­ta­cus à s’appuyer sur la tra­duc­tion de la ver­sion com­plète pour celle de la ver­sion abré­gée – c’est l’intérêt que pré­sente l’ouvrage de Nettl : lui-même, s’il a fait là œuvre d’historien, était un ana­lyste de la poli­tique, et écri­vant à une époque où les régimes se récla­mant du mar­xisme sem­blaient véri­ta­ble­ment en marche pour conqué­rir le monde, il se devait de rendre compte des apports d’une mar­xiste recon­nue en son temps comme l’une des plus marquantes.

Com­ment Nettl a-t-il pu se livrer au tra­vail de réduc­tion de son ouvrage ini­tial (960 pages dans l’édition de Fran­çois Mas­pero) ? Disons d’abord que la taille de celui-ci était néces­sai­re­ment arbi­traire. Avec les maté­riaux dont il dis­po­sait, il aurait pu aussi bien y ajou­ter un ou deux volumes, et on verra que même par rap­port à la ver­sion com­plète, quelques aspects méritent d’être encore appro­fon­dis. Pour la ver­sion abré­gée, il a éliminé quelques 100 pages de biblio­gra­phie et d’index, ainsi que les 50 pages consa­crées au « luxem­bur­gisme » (Le luxem­bur­gisme, arme et mythe), c’est-à-dire aux luttes internes à l’Internationale com­mu­niste et en pre­mier lieu au parti com­mu­niste d’Allemagne qui ont fait du posi­tion­ne­ment par rap­port à l’action et aux idées de Rosa Luxem­burg un test de l’orthodoxie. Il a regroupé en un seul cha­pitre (Les apports à la théo­rie) les expo­sés des apports ori­gi­naux de Rosa Luxem­burg à la cri­tique du révi­sion­nisme, de sa concep­tion de la grève de masse et de son ana­lyse de l’impérialisme. Pour le reste, il a repris tous les cha­pitres de la ver­sion d’origine, et si le récit de chaque période est par endroit moins détaillé, il reste néan­moins très substantiel.

J. P. Nettl avait pour ambi­tion de «  recons­truire l’histoire d’une per­sonne, d’un mou­ve­ment et d’une époque ». En ce qui concerne la vie et l’action de Rosa Luxem­burg, à quelques détails près, sa contri­bu­tion reste supé­rieure à tout ce qui est actuel­le­ment dis­po­nible en fran­çais. Faire toute l’histoire du demi-siècle qu’a tra­versé Rosa Luxem­burg, c’était peut-être beau­coup, et inutile ; c’est davan­tage de l’histoire du socia­lisme dans les empires russe et alle­mand qu’il s’agit, et il s’attache à décrire le contexte dans lequel agit Rosa Luxem­burg, et en pre­mier lieu ce monde par­ti­cu­lier de la social-démocratie alle­mande et de sa fameuse « bureau­cra­ti­sa­tion ». Pour­tant – mais c’est autant un tri­but à l’intérêt qu’il sus­cite qu’une cri­tique –, on aime­rait en savoir plus sur dif­fé­rents aspects de celui-ci, et on se rend alors compte com­bien le lec­teur fran­co­phone est démuni – le lec­teur alle­mand devant quant à lui cou­rir les biblio­thèques sans être sûr de trou­ver ce qu’il cherche. Rosa s’est fait admettre par les cercles diri­geants du SPD par son action pro­pa­gan­diste dans les pro­vinces polo­naises et elle a obtenu que le SPD retire son sou­tien au PPS qui menait une poli­tique clai­re­ment auto­no­miste. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est quelle audience ont acquise Rosa Luxem­burg et le SPD auprès des ouvriers polo­nais d’Allemagne : ils ne repré­sen­taient qu’une petite par­tie de la popu­la­tion ouvrière, mais concen­trée notam­ment dans la Ruhr (mines et sidé­rur­gie) et dans l’industrie tex­tile dans la région de Chem­nitz. Sur les « masses » aux­quelles s’adressait en prio­rité Rosa – adhé­rents du SPD et des syn­di­cats « libres » –, l’information dis­po­nible n’est pas non plus très abon­dante : Robert Michels, dans son livre à la fois fon­da­teur et pit­to­resque10, donne quelques indi­ca­tions, mais il ren­voie à une étude appro­fon­die qu’il aurait faite par ailleurs. Joseph Rovan nous en dit un peu plus dans les trois cha­pitres qu’il consacre à la période qui nous inté­resse dans son ouvrage de syn­thèse11, qu’il a com­plé­tés dans son intro­duc­tion à La social-démocratie dans l’Allemagne impé­riale12. Et si on men­tionne sou­vent le Vorwärts ou la Leip­zi­ger Volk­zei­tung, la seule thèse réa­li­sée en France sur Der Wahre Jacob, l’hebdomadaire sati­rique du SPD, qui se ven­dait en 1914 à plus de 300 000 exem­plaires, n’a semble-t-il donné lieu à aucun livre. Enfin, et c’est tout l’objet de ces inter­ro­ga­tions, on regrette que J.P. Nettl n’ait pas atta­ché davan­tage d’importance à 1913 et à juillet 1914 : en 1913, le SPD était de nou­veau empê­tré dans un com­pro­mis entre l’accroissement de la fis­ca­lité directe et l’augmentation des dépenses d’armement ; et en juillet 1914, quand s’est jouée la fin du monde – la fin du monde tel que le conce­vait Rosa Luxem­burg – des sec­tions du SPD se sont mobi­li­sées contre la guerre, tan­dis que d’autres sec­teurs de la popu­la­tion alle­mande, et il est impor­tant de connaître les­quels, se mobi­li­saient pour elle. Compte tenu de la suite qu’on connaît, il semble en effet capi­tal de savoir si ce juge­ment de Lénine était abso­lu­ment per­ti­nent : « Ils mentent ceux qui disent…que les masses pro­lé­ta­riennes ont versé dans le chau­vi­nisme …les masses ont été aba­sour­dies, abru­ties, divi­sées, écra­sées par l’état de siège. » Aussi puis­sante qu’elle ait été, la social-démocratie alle­mande, qui était loin d’être immu­ni­sée contre le patrio­tisme, n’influençait qu’une par­tie des couches ouvrières alle­mandes et peu, semble-t-il, l’important pro­lé­ta­riat agricole.

Si cette bio­gra­phie sus­cite chez le lec­teur l’envie d’en savoir plus, il se tour­nera natu­rel­le­ment vers les textes et les lettres de Rosa Luxem­burg. Il en trou­vera chez Spar­ta­cus et ailleurs. Il convient cepen­dant de signa­ler trois textes par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sants qui sont peu ou pas dis­po­nibles en fran­çais : La ques­tion natio­nale et l’autonomie13, tra­duc­tion de la bro­chure publiée en Pologne en 1908 et dans laquelle Rosa Luxem­burg donne son exposé le plus com­plet de ses concep­tions. John Peter Nettl, dans l’annexe qu’il consacre à la ques­tion natio­nale, n’analyse que sa pre­mière par­tie (la bro­chure en compte six), où l’on trouve il est vrai expo­sées ses atti­tudes fon­da­men­tales, et que Lénine cri­ti­quera quelques années plus tard. En 1991, Feliks Tych, à Var­so­vie, a publié un texte de 37 pages rédigé par Rosa en 1911 et des­tiné à Léo Jogi­chès et où elle expose ses concep­tions de l’organisation du parti dans le cadre des batailles à ce sujet dans le POSDR auquel appar­te­nait le parti polo­nais ; ce texte ne semble pas avoir été tra­duit en fran­çais. Enfin, sur la vie de Rosa Luxem­burg pen­dant les périodes de la guerre et de la révo­lu­tion alle­mande, on se tour­nera si pos­sible vers une édition du récit qu’en a fait Mathilde Jacob14. Mais ce qu’aucun éditeur ne pourra res­ti­tuer, c’est la voix de l’oratrice.

Jean Michel Kay.

1 John Peter Nettl, Rosa Luxem­burg, ver­sion abré­gée par l’auteur, 568 pages, 28 euros : http://atheles.org/spartacus/livres/rosaluxemburg/

2 272 pages, 22 euros : http://atheles.org/agone/rosaluxemburg/alecoledusocialisme/ [voir la note de lec­ture dans le même numéro de Cri­tique Sociale]

3 384 pages, 29 euros.

4 Spar­ta­cus, 1970, 60 pages, 5 euros ; nou­velle édition, La Digi­tale, 1995, 75 pages, 7,32 euros.

5 Jean Picol­lec, 2002, 262 pages, 23 euros.

6 Une femme rebelle. Vie et mort de Rosa Luxem­burg, Tal­lan­dier, 2011, 526 pages, 11,16 euros.

7 [Ou plu­tôt ce qu’il croit en com­prendre, à par­tir d’une vision très super­fi­cielle… (note de Cri­tique Sociale)]

8 Le Seuil, 2010, 330 pages, 19,80 euros. [voir notre note de lec­ture dans Cri­tique Sociale n° 11, août 2010, pp. 9–10]

9 Im Lebens­rauch, trotz alle­dem. Rosa Luxem­burg. Eine bio­gra­phie. Édition de poche Auf­bau 2009, 688 pages, 12,95 euros.

10 Les par­tis poli­tiques, éditions de l’Université de Bruxelles, 2009, 271 pages, 9 euros.

11 La social-démocratie alle­mande, Le Seuil, 1978, 524 pages. Uni­que­ment dans les meilleures bibliothèques…

12 Ins­ti­tut d’allemand d’Asnières, 1985, 308 pages. Dis­po­nible en ligne en pdf pour 8 euros.

13 Tra­duc­tion et pré­sen­ta­tion de Clau­die Weill, Le temps des cerises, 2001.

14 En alle­mand : Von Rosa Luxem­burg und ihre Freun­den in Krieg und Revo­lu­tion 1914–1919, in Inter­na­tio­nale wis­sen­schaft­liche Kor­res­pon­denz zur Ges­chichte der deut­schen Arbei­ter­be­we­gung, 1988 ; en anglais, Rosa Luxem­burg, an inti­mate por­trait, Law­rence and Wishart, 2000.

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